-Plan-
 

 

 

 

1) Historique
2) Standard et Couleurs
3) Caractère
4) Entretien
 
                    
1) HISTORIQUE:
 
Le Birman doit une partie de la fascination qu'il exerce sur ses admirateurs à sa légende et au mystère qui entoure ses origines...
 
LA LEGENDE:
Il était une fois en Birmanie, sur le versant des monts de Lugh, le temple de Lao-Tsun.
Ce saint lieu abritait des religieux dont le plus saint, le vénérable kittah nommé Mun-Ha, vivait dans le jeûne et la contemplation de la déesse d'or aux yeux de saphir, la très précieuse Tsun-Kianksé.
Déesse de la réincarnation, elle guidait les âmes dans leur cheminement entre le corps d'un homme et celui d'un animal, jusqu'à l'ultime purification. Auprès de Mun-Ha méditait son chat Sinh, chef des cent chats sacrés du temple.
Tous étaient blancs de corps, mais leurs faces, leurs pattes et leurs queues, marquées de l'impureté du sol étaient couleur de terre.
Le saint lieu était paisible. Mais une nuit maudite, les Thais ennemis vinrent pour envahir le temple de Lao-Tsun et tuer les religieux.
A l'approche des impies, le vénérable Mun-Ha s'éteignit en prières.
Parmi les autres saints hommes régnait la consternation;privés de leur guide ils ne résistaient plus et étaient prêts à laisser les envahisseurs investir et saccager le temple.
C'est alors que Sinh, le chat sacré bondit pour se tenir sur la tête de son maître défunt, face à la déesse qu'il adjura d'un regard de ses yeux d'or.
Tsun-Kianksé ne pouvait demeurer insensible à cet appel: émue par le courage de Sinh, elle produisit un prodige.
Le pelage blanc du chat fut instantanément transmuté en or, tandis que ses yeux devenaient semblables aux deux purs saphirs qui ornaient le visage de la déesse. De ses doigts qui touchaient la tête du saint défunt l'impure couleur terre se retira pour laisser la place au blanc le plus pur.
Sinh, d'un geste hiératique, tourna un regard impérieux vers la porte du temple de Lao-Tsun que les ennemis étaient prêts à forcer.
Les kittahs prostrés, dont le courage et l'ardeur étaient ranimés par le prodige prirent alors les armes pour repousser les envahisseurs.
Le combat fut âpre et court:le temple fut sauvé de la profanation.
Sept jours durant, Sinh veilla son maître mort, refusant de le quitter ou de s'éloigné de la déesse ne fût-ce qu'un instant pour s'alimenter. Au bout de ce temps Sinh lui aussi mourut, emportant vers Tsu-Kianksé l'âme parfaite du fidèle Mun-Ha.
Sept jours encore passèrent, puis les prêtres se rassemblèrent afin de désigner celui d'entre eux qui succèderait à Mun-Ha. C'est alors que tous les chats sacrés du temple s'avancèrent, venant de tous côtés du saint lieu. Tous avaient subi la même métamorphose que Sinh.
D'un pas lent, ils se dirigèrent vers Ligoa, l'un des kittahs, et l'entourèrent avec respect, manifestant ainsi la volonté de la déesse.
Depuis lors, chaque chat sacré qui meurt emporte avec lui l'âme réincarnée d'un prêtre, pour son séjour éternel au paradis, et malheur à qui nuit à un chat sacré: il subira les tourments voulus par l'âme en peine qu'il a offensée.
Depuis ce temps également, tous les chats sacrés de Birmanie portent en leurs yeux les saphirs de la déesse Tsun-Kianksé; leur pelage est d'or, leur face, leur queue et leurs membres sont sombres, à l'exception des doigts d'un blanc immaculé.
 
Texte tiré du livre "Le Chat Sacré de Birmanie" de C.Kretz
 
L'ORIGINE DE LA RACE:
A peine moins romancée que la légende.
Certains historiographes du birman attribuent à un anglais Sir Russell Gordon, major dans l'armée et à un diplomate français Auguste Pavie le mérite d'avoir rapporté d'Extrême Orient des chats sacrés de Birmanie qui leur auraient été offerts pour services rendus aux religieux d'un temple. Cette aventure daterai de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle.
Personne néanmoins, ne mentionne l'existence du temple Lao-Tsun, ni la présence de birmans dans les lieux de cultes en Birmanie ou pays voisins...
Le Birman réapparaît en 1920 dans le sud de la France. Un millardaire américain, Mr Vanderbilt aurait acquis un couple de ces chats dérobés par un serviteur infidèle, et en aurait fait cadeau à Mme Thadde Hadish.
Le mâle, Madalpour serait mort, non sans avoir sailli la femelle, Sita.
Celle-ci, devenue résidente niçoise aurait vécu chez Mme Léotardi, et aurait donné naissance à une femelle , Poupée, parfait spécimen de la race.
Ces aventures rocambolesques cachent une réalité plus prosaïque. En effet, il est tout a fait possible de fabriquer un birman, qui certe ne sera pas exempt de défauts mais possèdera les caractéristiques de la race: à l'aide d'accouplements soigneusement programmés de sujets possédant ces caractéristiques.
On peut aussi imaginer que le hasard se soit chargé de planifier les alliances et que le premier chat sacré de Birmanie soit né des amours de rue de deux chats en maraude.
Toujours est-il que cette Poupée de Madalpour fut présentée en vedette lors de l'exposition féline de Paris, en 1926.
 
 
                    
 
 
2) STANDARD ET COULEURS:
 
Corps: Mi-lourd, légèrement allongé, pattes courtes et fortes, pieds arrondis.
Mâles plus massifs que les femelles.
 
Tête: Forte ossature, joues pleines et rondes, front légèrement bombé.
Nez sans stop, moyen avec une légère dépression marquée par le poil; menton fort.
Les oreilles sont plutôt petites, arrondies, placées légèrement en oblique; dessus de tête large.
 
Yeux: Bleu foncé légèrement ronds ou ovales.
 
Fourrure: Longue jusqu'à mi-longue selon les parties du corps. Fourrure plus longue sur le dos et les flancs, peu de sous-poil, texture soyeuse. Sur la face les poils sont courts, mais deviennent graduellement plus longs sur les joues.
Collerette abondante surtout chez le mâle.
 
Couleur: Le chat Sacré de Birmanie a les mêmes marques caractéristiques que le Siamois, sur la face, les oreilles, les pattes et la queue, par exemple:brune (seal), le reste de la robe et le ventre sont d'une teinte coquille d'oeuf très claire, le dos est beige doré dans toutes les variétés.
Une tache blanc pur sur le poitrail, une tache de couleur sur l'abdomen sont des fautes importantes.
 
Gantages: La particularité de Sacré de Birmanie est: les pieds blancs, appelés gants aux pattes avant et arrière. Ces gants sont absolument blanc pur, sur les antérieurs ils doivent s'arrêter à la naissance des doigts, ou à l'articulation qu'ils ne doivent pas dépasser.
Le blanc se termine en pointe sur les faces plantaires et ne doit pas dépasser le milieu.
Les gants postérieurs légèrement plus hauts peuvent être tolérés.
L'important dans le gantage est la répartition régulière et symétrique des gants, soit entre les deux pattes avants d'une part, soit ce qui est encore mieux, la répartition régulière entre les quatres pattes.
 
Queue: Longueur moyenne, en panache.
 
Remarques: Le Birman a une morphologie particulière qui lui est propre est unique.
 
DEFAUTS EXCLUANTS DES EXPOSITIONS:
1) des taches blanches dans les parties de couleurs ou inversement.
2) une tache blanche dans les parties génitales.
3) remontées importantes blanches des gants antérieurs ou postérieurs.
4) absence d'éperons.
5) lacet blanc important sur une patte.
6) doigt(s) non ganté(s).
7) strabisme
8) défauts du squelette identiques à ceux des autres races.
 
                    
 
3) CARACTERE:
 
C'est un chat très sociable, intelligent, gai, caressant, suivant leur maître à la manière des chiens.
C'est un chat d'intérieur, qui se complait dans la maison, néanmoins, s'il a accès à l'extérieur il deviendra un vrai chasseur !
 
                    
 
4) ENTRETIEN:
 
Le Sacré de Birmanie ne nécessite pas d'entretien particulier.
C'est un chat qui n'a pas de maladie spécifique à sa race, il est d'une santé robuste.
Son poil mi-long, ne fait pas de noeuds.

Un brossage hébdomadaire suffit, et quotidiennement en périodes de mues.

 

 

 

 

 

 

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